Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
Le blog écologique de Mouats Hafid.

Le blog écologique de Mouats Hafid.

Mon blog sera consacré à la défense de l'environnement, à l'interpellation de notre société (Algérie) pour la sensibilisation de l'homme à la fragilité de la nature. Même en solo via ce blog, je milite pour la protection de la nature. "Il y a une légende amérindienne qui raconte comment un colibri, ce tout petit oiseau, lors d’un feu de forêt, faisait des allers-retours à la source d’eau pour éteindre l’incendie. Tous les autres animaux de la forêt, atterrés, la regardaient brûler et observaient le colibri s’affairer. Puis le tatou moqueur lui dit : « Tu perds ton temps, ce n’est pas avec ces quelques gouttes que tu vas arrêter le feu, colibri ! ». Le petit oiseau lui répond : « Je le sais, mais je fais ma part. »." Et bien moi M Mouats Hafid originaire de Skikda/Algérie, je fais ma part. Bonne visite à mon blog.

Les plages de Skikda, suite. Par Mouats Hafid.

Le port de Stora.

 

Historiquement, le port de Stora était  connu par les aventuriers venant  de l’Europe et du moyen orient. Les grands navigateurs Génois de l’Italie l’avait occupé pendant des dizaines d’années pour sa position stratégique dans le commerce avec l’Afrique du nord et aussi pour sa rade qui sécurise les bateaux des mauvais temps. Très riche en produits marins, d’autres  Italiens  l’avaient fréquenté pendant longtemps jusqu’à la conquête coloniale par la France, qui les a contraint par la suite à opter pour la nationalité Française afin de  pouvoir jouir des produits de la pêche.

 Au départ, la France en occupant Skikda avait comme objectif de se positionner sur le port d’attache  de Stora pour débarquer sa marchandise,  ses troupes est ses armes. Mais leurs stratèges et topographes avaient bien étudié la région  et  finalement opté pour la construction d’un  nouveau port  sur la grande baie de Skikda.

 Du coup, Stora l’enchanteresse  fut recalé  par l’autre légendaire Rucicade où  les Romains avaient jadis  édifié une cité réputée  pour être un lieu de refuge et de repos pour  tous les navigateurs.

 Mais Stora avait gardé sa première vocation, c'est-à-dire la pêche. Un petit port aurait suffit à cette époque là pour alimenter la ville en poisson et même exporter des produits conditionnés comme les boites de sardines et de thons qui font le bonheur des   villes de la méditerranée et du nord de  l’Europe.

 Dans les années soixante- dix, l’Algérie indépendante  avait agrandi et rénové le port pour désengorger le port de Skikda et augmenter la production et l’armada de chalutiers qui jusqu'à nos jours pratiquent des méthodes de pêches anciennes,  d’où la production insuffisante.

 Port aussi de plaisance et de promenades,  des associations écologiques  avaient  élu domicile dans l’ancien restaurant de la plage « mollo » afin de militer pour la sauvegarde du littoral et  promouvoir indirectement le tourisme.  Ces associations sont « les dauphins de la mer », «  les étoiles de la mer »  et «  les pécheurs » de Stora.

   Dans mon blog,  je consacrerai quelques articles pour faire connaître les activités de ces associations et montrer leurs impactes sur les décideurs et sur l’environnement.

 Actuellement, le port  de Stora est en plein accroissement  (voir la maquette ci-dessus).  Mais faute d’implication de la population de Stora, tout se fera à leur détriment. Normal, ce village n’a même pas une Mairie, c'est-à-dire pas d’élus, donc pas de perspectives.

 Une dernière remarque sur ce port, c’est la pollution excessive de ses eaux, dûe aux fuites de mazout, des huiles et les vidanges de moteurs d’embarcations qui s’effectuent sur le port même. Avec un masque de plongée on observe toutes  sortes de déchets, surtout les câbles, les cordages  et les filets abîmés.  L’odeur des hydrocarbures est aussi insoutenable. La rénovation du port est vivement salutaire.

                                                       
                                                  
                                                 
                                                


                                                  

                                                                

                                                                

                                                                

 

                                                                  Le village de Stora le 24/10/2008

                                                                

 

La plage « mollo »

 Nous pouvons considérer cette plage comme une jetée, puisqu’elle est située à coté  de la fortification rempart en gros blocs qui délimite et protège le port des vagues. A peine étendue sur une quinzaine de mètres. Très rocheuse en allant vers le phare et ses arcades, elle est le point de départ des surfeurs de la planche à voile, des plongeurs en formation et des écoles de natation. Un restaurant spécialisé poisson était au dessus de la plage. Maintenant, c’est le siège de trois associations. Autrefois, il y avait une terrasse avec des douches, qui a été  transformée en terrasse pour les grillades.

  Une plage fréquentée même en période de l’hiver par des gens d’un certain âge, qui défie le froid, convaincus des bien faits  de la baignade dans une eau froide, cette plage est  protégée des courants d’airs glacials.

 Un pincement dans le cœur, c’est le déversement des ordures par-dessus les blocs cubiques du port,  juste au niveau de cette plage. Le ramassage des ordures  dans le  port n’est pas régulier, ajouter  à cela l’incivisme et l’indifférence des riverains font qu’en périodes de canicule le port de Stora dégage des odeurs nauséabondes.


                                                                   
 

Les  phares de Stora.

 Il y a trois phares à Stora. L’un à l’intérieur du port sur le premier canton (phare rouge), alimenté en énergie solaire. L’autre au bout du grand canton servant de rempart au port (phare vert)  et l’autre  qui épate les promeneurs par son architecture et son avancée vers la mer, comme pour la défier et bien guider les bateaux qui accostent  à Skikda.  Il  se situe sur les rochers, à l’extrême  de la baie du village (phare clignotant).

                                                                                                                                  

Tous les artistes peintres visitant les lieux  aimaient bien immortaliser les phares à coups de pinceaux ou de crayons sous une multitude de formes et de styles représentant différentes  écoles des beaux arts.  

 Avec la rénovation de ce port, le phare vert a été avancé vers la mer, gagnant le large, obligeant les embarcations à agrandir le rayon de virage pour amarrer dans le port agrandi. 

 Tous ces beaux décores sont ternis par les ordures jetées  sur les bords  du phare en allant vers les plages de miramare. Si vous passez  par derrière « le trou d’homme »  creusé sur le rocher du phare où passent les promeneurs, vous observez en bas des rochers, des centaines de bouteilles en plastique et autres déchets longtemps  décomposables.  Je me demande s’il y a une police de l’environnement pour pénaliser ces pollueurs ?  Pourtant faciles à identifier.

 

                                                     

 

 

         A suivre........


                                                            


 

Partager cette page

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :