Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
Le blog écologique de Mouats Hafid.

Le blog écologique de Mouats Hafid.

Mon blog sera consacré à la défense de l'environnement, à l'interpellation de notre société (Algérie) pour la sensibilisation de l'homme à la fragilité de la nature. Même en solo via ce blog, je milite pour la protection de la nature. "Il y a une légende amérindienne qui raconte comment un colibri, ce tout petit oiseau, lors d’un feu de forêt, faisait des allers-retours à la source d’eau pour éteindre l’incendie. Tous les autres animaux de la forêt, atterrés, la regardaient brûler et observaient le colibri s’affairer. Puis le tatou moqueur lui dit : « Tu perds ton temps, ce n’est pas avec ces quelques gouttes que tu vas arrêter le feu, colibri ! ». Le petit oiseau lui répond : « Je le sais, mais je fais ma part. »." Et bien moi M Mouats Hafid originaire de Skikda/Algérie, je fais ma part. Bonne visite à mon blog.

les plages de Skikda. Par Mouats Hafid.

 

Les plages de la ville de Skikdi. 

S’il y a des merveilles à Skikda, à mon avis ce sont  ses plages.  Situées à l’ouest de la ville, elles sont proches l’une de l’autre et souvent délimitées par des rochers. Jonchées  par une flore très compacte au dessus de sa corniche, quelques anciennes villas surplombent  le littoral sans ternir  le magnifique paysage peint entre ciel, mer et terre. Une route de trois kilomètres de plages qui se termine par un village oh combien légendaire, le paisible et hospitalier « Stora »

 

Arrivé dans ce village avec son port de pêche qui en ce moment et en pleine rénovation et extension, d’autres plages aussi magnifiques que les précédentes nous accueillent plus à l’Ouest avec leurs beautés sauvage et leurs charmes naturels. Des kilomètres de petites murailles avec ses petits ponts sur des rochers  protégeant une piste cyclable et piétonnière qui nous mène vers des sites sublimes où la paix et la quiétude sont  le havre des pécheurs et des gens à la recherche de la tranquillité.

 

Plus loin en prenant la route au dessus du village «  Stora » Il y a de superbes plages parfois accessibles que par la mer qui nous offrent des paysages paradisiaques et vierges encore. Après la dernière plage du pittoresque Stora qui est la « carrière », il y a d’abord les petites plages inaccessibles par route,  puis la somptueuse  « grande plage » aux eaux couleur émeraude sous le reflet de sa grande plaine agricole et ses hautes falaises où des macaques viennent en hiver se sédentariser un moment pour sa faune et sa flore en abondance. Si nous poussons encore plus loin après une crique connu sous le nom de  « la coippeuse », nous trouverons la plage de « Oued Tanger, ou Tanja » caractérisée par ces rochers alignés jusqu’au large, dénommés « les 7 îles ». Enfin, à la limite avec le territorial  de Collo, se trouve « Oued Bibi » immense plage avec ses deux îles au large. Entre Oued Tanger et Oued Bibi il y a des ruines Romaines avec un petit port où il ne reste qu’une muraille à peine visible. Il existe une photo d’une peinture montrant une battisse dans cette endroit nommée « Villa Romaine ». Dans ce même lieu il  y a aussi la mystérieuse et mystique source de « Aï, Ch’fa »  que j’ai visité en 1990 et  bu de son eau douce, malgré sa proximité de l’eau salée de la mer. Elle a des propriétés curatives dit-on                                                                                                                                            

A l’Est de la ville, juste après la zone industrielle pétrochimique se trouve une autre immense plage (12 Km)  connue jadis sous le nom de « Jeanne d’Arc, du nom de l’héroïne Française» de nos jour  « Larbi Ben M’hidi » du nom  de notre  révolutionnaire et martyr Algérien, torturé à mort par les sanguinaires du Général Bigeard. Cette plage avec son sable fin et clair est démunie de rocher jusqu’à sa limite sous les falaises de « Oued Righa » des Platanes., lieu mystique où jusqu’à un certain temps les désespérés venaient  se purifier au bord de sa plage rocheuse en suivant le rituel païen du sacrifice de poulet pour les  esprits guérisseurs.

Tout le long de cette longue corniche, des villas jaillissent comme du fond des sables et donnent un paysage magnifique d’une station balnéaire qui tarde malheureusement à se développer  correctement faute d’investisseurs.

 

Plus à l’Est derrière Oued Righa, se trouve des plages inaccessibles « le nid du faucon, aâch aâgeb » qui font le bonheur des pêcheurs à la ligne et autrefois aux délinquants de la pèche à la dynamite qui ravage les poissons. Non loin de là, une autre plage très prisée par les baigneurs, c’est  la plage «  la rivière du savon, Oued Essaboun », et enfin on arrive aux plages de Guerbez, autre coin de rêve.

 

Mis à part les plages de l’extrême Est de la ville de Skikda nous remarquons que toutes les plages ont une dénomination Française. Les pouvoirs publics avaient rebaptisé les rues et les édifices mais pas les plages. De toutes les façons les gens aiment bien les anciennes appellations, non pas par arrière pensée ou nostalgie, mais par habitude et  par rime aussi.

 

Les plages du littoral mitoyen à la ville  sont périodiquement  agressées par  l’homme qui ne respecte plus les belles choses de la vie. Chaque saison estivale, c'est-à-dire les mois de Juillet et Août, des milliers  de vacanciers  affluent  et envahissent les plages pour fuir la canicule et s’éclater à la baignade.  Mais l’esprit de civisme est peu présent chez beaucoup d’entre nous.

Dans mon expérience avec la pèche sous marine, j’ai vu pendant longtemps au fond des eaux toutes sortes de déchets. : Des pneus, du plastique, des métaux ferreux et aussi des égouts déversant tout, surtout les produits toxiques et autres produits polluants.  Ceci est un autre sujet que je développerai dans d’autres articles.

 

Mouats Hafid octobre 2008

 

Description.                                    

Voici ma description des  plages de Skikda, avec illustrations photos de l’ère coloniale et d’aujourd’hui afin d’observer au fil du temps les changements de paysages et d’aménagements.  Il ne s’agit pas de comparer les images tout en jugeant  les époques, mais uniquement de percevoir les  méfaits de l’homme envers la nature. Disons que nul n’est dupe, car c’est la France coloniale qui avait autorisé les constructions sur les plages même (le casino, le lido, paradis, miramare etc.)  C’est elle aussi qui avait toléré le rejet des égouts dans ces belles plages. Par contre, nos pouvoirs publics actuels n’ont pas fait assez pour protéger  le littoral. Néanmoins, c’est salutaire de ne pas délivrer des permis de construire sur les falaises des plages. Pourvu que ça dur.

 

 

 

 

La plage « La jetée »

 

Rare sont les villes méditerranéennes qui ont des plages à proximité des grandes agglomérations. Naturellement ou stratégiquement, une ville est en face de son port. Dans  notre ville Skikda, il y a le port puis à l’ouest  immédiatement est située sa première plage dénommée « la jetée ». A sa droite, une fortification d‘énormes blocs  protégeant  l’entrée du port et facilitant l’accostage aux bateaux. Cette plage reçoit le drainage d’une bouche d’un énorme caniveau qui sert à évacuer  des eaux usées dans la mer, émanant apparemment du réseau d’un secteur  voisin.

 

Depuis mon tout jeune âge, j’ai toujours observé  cette saignée de flux  des eaux usées  qui n’en finit plus, où des enfants attrapaient des anguilles et des têtards pour s’amuser sans être conscient des dangers de ce rejet qui aboutit directement à la mer.  Le temps passe et les années  aussi sans qu’un décideur ou un organisme vienne mettre un terme à l’hémorragie.

 

Officiellement par arrêté municipal, cette plage est depuis longtemps interdite à la baignade, mais rien n’arrête les bambins qui aiment se baigner dans cet endroit qui leur permet de se hisser sur son  petit rocher à peine éloigné de quelques mètres du rivage, une ascension considérée comme un exploit pour l’apprenti baigneur.

 

Elle était connue aussi pour le nettoyage et brossage des chevaux. Ceci n’est pas une invention de ma part, mais j’ai assisté une fois au début des années soixante dix à une scène de ce genre.

 

Il est inutile de faire de  commentaires sur ces photos que j’ai prises le 03 octobre 2008. Libre à celui  qui scrute ces images de les interpréter comme bon lui semble.


                                   

 

 ........................................................................................................................................................................................
 

La plage « le château vert »

 

Cette plage est située juste après « la jetée, délimitée par  un amas de bloc et petits rochers. Dénommée « château vert » au nom de l’hôtel peint en blanc et vert qui se trouve sur sa route menant vers le village de Stora.

Plage très fréquentée en été pour sa proximité  à la ville, pour ses rochers aussi où voila bien longtemps essaimaient beaucoup de poulpes et de mollusques comme les moules, les escargots de mer, les crabes et autres gastéropodes accrochés à ses multitudes rochers. D’autres férus de la mer cueillent des oursins pour les consommer crus. Enfin les amateurs de pêche sous marine aux fusils arpons se font du plaisir avec les apnées très sportives pour choisir eux-mêmes les poissons de prédilection. (De nos jours cela est strictement interdit de pêcher dans les plages, même si on est détenteur d’un permis et d’une assurance.)

Le vrai apprentissage de la baignade se faisait dans cette plage en se hissant sur son premier rocher non loin de quelques mètres de la rive, puis son deuxième rocher assez éloigné où tout baigneur arrivant à ce niveau est considéré comme un baigneur aguerri.

 

Le soir à la tombée de la nuit, ce sont les pêcheurs à la ligne qui s’approprient  la plage pour guetter les touches de daurades, sars, blades, loups de mer et parfois de petits mérous.

 

Cette plage a toujours été préservée de la pollution. Ne recevant aucun égout ou de rejets minimes, néanmoins, elle est  mitoyenne à la  jetée, la polluée.  Très  prisée par les familles,  peu éloignée de la ville, ne nécessitant pas l’utilisation de bus ou autres moyens de transports pour la rejoindre.

 

Nous regrettons amèrement la disparition des moules qui grouillaient sur tous les rochers de cette plage et sur toutes les autres rives dans  un rayon de dizaines de kilomètres. La fois où j’ai observé de grosses  moules en grandes abondance, c’était en Août 1990 sur les rivages des ruines de Oued Bibi (tout près de Ain Ch’fa),  mais totalement apocalyptique car toutes les colonies de moules collées aux rochers sont mortes, vidées de leurs muscles et viscères. Apparemment cela est dû à une fortes pollutions émanant de bateaux qui vident leurs ballastes en plein mer.  

                                       

................................................................................................................................................................

 

La plage «  Casino » et le « Lido »

 

Nous avons toujours délimité cette plage par le rocher aiguille qui la sépare de « château vert ». Du nom de son hôtel « le Casino »  elle est peu rocheuse et peu profonde, son sable est plus fin que celui de château vert. Elle est aussi confondue avec la plage ou le café terrasse «  le lido » autrefois bâtit sur les sables de la plage même,  comme la terrasse du « Casino ». Au bout  de la plage vers l’ouest, on remarque des dalles naturelles de rochers immergées dans l’eau, très visibles et glissantes car des algues arasées y poussent  et donnent cette sensation de douceur en les frôlant avec nos pieds.

Elle reçoit quand même un petit débit d’égout émanant des restaurants ou des maisons voisinant cette plage.

 

                                                       

...............................................................................................................................................

 

La plage « Marqué ou Marquette »

 

Dans le grand virage à la sortie du « Lido »  il y a une placette avec ses terrasses et ses restoroutes  servant de la bonne Pizza et des crèmes, on trouve cette plage qui nous semble  dans une grande crevasse, tellement sa muraille haute et entourée de rochers. Le soir quant le soleil s’éclipse sur son côté Ouest elle est verdâtre par le reflet de la falaise au dessus, riche en végétation. Très rocheuse et profonde d’où la présence de poissons de roches comme le mérou et la rascasse. Ses blocs cubiques servant de remparts pour la route, sont une attraction pour les pécheurs à la ligne se massant sur la muraille pour désespérément patienter à  attraper les bonnes pièces qui  se font rares.

 

 Le soir en été, des matchs de foot sont  très suivis sur le sable de la large plage par les promeneurs qui font une pause pour admirer les techniques des jeunes s’exhibant  comme  les puritains footballeurs Brésiliens. 

 

La plage est délimitée à l’ouest par une haute muraille rocheuse appelée « petit bassin ». Elle est fréquentée par les jeunes adeptes du plongeon à haute voltige, en sautant du bord de la muraille pour faire des prouesses qui font plaisir aux passants. Mais néanmoins des accidents graves ont eu lieu dans ce petit bassin. Parfois par  imprudence ou par méconnaissance de ce plongeoir naturel, il y a eu malheureusement des morts. Un restaurant bâti sur les rochers du « petit bassin » qui ne dénature pas le site, mais pourvu que l’environnement soit respecté ? 

J’étais un férus de cette plage jusqu’au moment ou un égout du haut de la muraille déverse des eaux de rejet  juste au milieu de la plage, dégageant une forte odeur fétide et noirâtre. Apparemment de nos jours, cet égout a cessé de s’écouler. Déjà, un autre égout était là au niveau des blocs de rempart depuis l’époque coloniale. C’est  l’une des meilleures plages à proximité de la ville, mais sans doute la plus polluée après la jetée.


                                            

....................................................................................................

La plage « militaire »

 

Il y a deux plages dites « militaires » qui sont juste à la sortie du grand tunnel de Stora. Mais en contournant ce tunnel creusé à même les rochers, nous pouvons admirer le magnifique paysage de cette petite corniche avec son petit tunnel, ses énormes  pavés sur sa route et ses rochers très bas. Il y a aussi une grotte creusée par les vagues. Au dessus est érigé un  pont à peine dissimulé que le promeneur ne puisse l’aperçoive.

 

La première plage « militaire » a juste les dimensions du pont à bas plan où les eaux de « Oued Greva » y passent pour se déverser en hiver dans la plage. Délimitée des deux côtés par des rochers et par l’ancien pont appelé « pont romain » Au large, nous observons le grand rocher où les baigneurs aiment bien y  méditer, bronzer, pécher  ou cueillir des gastropodes  de mer (escargot, arapèdes…), comme je le fais avec passion  moi-même chaque été.  Cette plage  est très fréquentée en hiver aussi par les chercheurs de quiétude. 

 

La deuxième « plage militaire » est délimitée par le grand rocher du pont Romain. Elle est un peu plus grande et très rocheuse. Ses grains de  sable sont d’un calibre peu fin et même gros en multi- agrégats très recherchés  par les amateurs d’aquarium. Une série de rochers se trouve sur sa rive ouest ou les baigneurs y passent des heures dessus pour causer confidentiellement, traquer les petits crabes ou pêcher.

Un petit hic quand même pour cette superbe plage, c’est les multi déchets du  café-resto du virage se déversant  sur le côté de la plage et que très bientôt nous ne les verrons peut être plus avec  l’installation de l’usine de traitement des eaux usées, qui tarde malheureusement à voir le jour. (Je ferais un article sur ce sujet dès que cela serait possible)

                                        

                                                      .......................................................................    

 

 La plage « Paradis plage ou Paris plage »

 

Juste après le virage de la deuxième  plage militaire se trouve cette merveilleuse plage baptisée « paradis plage » du nom de l’hôtel d’en face. Peut être pour sa beauté et sa grande étendue qu’on lui doit aussi le nom de « Paris plage » comme aimaient bien l’appeler les pieds noirs de Philippeville. Son sable peu fin, composé d’agrégats de roches diverses, ses eaux d’un bleu clair, profondes dés la rive. Délimitée par des rochers dont l’un est connu sous le nom du rocher « Dolori » ou « dents des requins.  Très fréquentée le soir par les pêcheurs à la ligne qui scrutent  les touches de la daurade et les loups bars. Cette plage ne reçoit aucun égout.


                                              


                                                                     Le rocher "Dolori"

                                                




 

                                 .................................................................................................................

Plage « Bikini »

 

Son nom, elle le doit  peu être au célèbre maillot de bain ? Située après paradis plage à l’entrée du village Stora, elle s’étend du grand virage jusqu’à à la limite de la jetée du port de pêche. Son sable fin, ses eaux peu profondes font que cette plage était très peuplée en été où des pédalos de locations sont l’attraction des baigneurs. Le soir, les pécheurs aux moulinets s’étalent  en position de bataille face à la mer pour capturer de grosses pièces de poissons qui s’approchent du port  où les chalutiers rejettent les miettes de poissons.

 

Le club  local de foot avait occupé cette plage périodiquement pour les entraînements, faute d’une infrastructure dans ce village. (Bizarre ! un village sans stade ?)

 

Avec l’extension du port, la plage bikini était squattée par ce dernier pour ne laisser qu’une petite plage très fréquentée par les enfants car protégée par le port des grosses vagues. Malheureusement, des hydrocarbures (mazout et essence) et des huiles de vidange dangereux pour les baigneurs se déversent dans le port et arrivent juste dans cette plage. Cette plage a été interdite, mais  rien n’arrête les baigneurs  et les écoles de natation qui ont élu domicile dans ce petit coin exigu pour se baigner.  

 

La plage n’existe plus actuellement. Elle est remplie de terre pour l’extension du port en pleine rénovation. (Voir maquette du projet).

 


                     


Page saturée, à suivre sur la 2ème page: les plages de Skikda, suite


                    

 

 

                                                           
                                                               
                                                                                                                       

Partager cette page

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :