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Le blog écologique de Mouats Hafid.

Le blog écologique de Mouats Hafid.

Mon blog sera consacré à la défense de l'environnement, à l'interpellation de notre société (Algérie) pour la sensibilisation de l'homme à la fragilité de la nature. Même en solo via ce blog, je milite pour la protection de la nature. "Il y a une légende amérindienne qui raconte comment un colibri, ce tout petit oiseau, lors d’un feu de forêt, faisait des allers-retours à la source d’eau pour éteindre l’incendie. Tous les autres animaux de la forêt, atterrés, la regardaient brûler et observaient le colibri s’affairer. Puis le tatou moqueur lui dit : « Tu perds ton temps, ce n’est pas avec ces quelques gouttes que tu vas arrêter le feu, colibri ! ». Le petit oiseau lui répond : « Je le sais, mais je fais ma part. »." Et bien moi M Mouats Hafid originaire de Skikda/Algérie, je fais ma part. Bonne visite à mon blog.

Le souk des oiseaux à Skikda .Par Mouats Hafid.

      Le commerce des oiseaux à Skikda s’accroit de plus en plus. Une activité jadis de loisir qui se transforme en  véritable marché qui rapporte parfois gros. Beaucoup de jeunes n’exercent  que cette activité, c’est lucratif et en plus exonérée d’impôts et de charges.  Cela ne demande même pas un local, juste un peu de savoir faire et de la passion. Les prix dans ce marché ambulant  (à la cité des frères Saker, juste devant la future maison de la culture en voie d’achèvement)  grimpent de jour en jour, parfois de façon imaginable et les éleveurs  sont partout.

 On trouve de plus en plus  des  oiseaux  ramenés de l’étranger et qui font t la curiosité des connaisseurs des espèces élevées  chez nous. Mais les plus prisés sont toujours les mieux colorés et qui gazouillent avec  tonalité et timbres multiples.

On trouve  les chardonnerets élégants,  les moineaux dorés , les mésanges, les linottes, les verderons , les pinsons, les moineaux domestiques, les merles noirs (rarement) , les rossignols, les canaris, les serins et d’autres espèces encore.  

Mais la vedette de tous  ces oiseaux  demeure le chardon (ou chardonneret), prisé pour ses belles couleurs et son beau plumage, c’est un excellent chanteur aussi. Dommage que cette espèce a tendance à disparaitre dans la nature presque dans  tout  l‘est Algérien. Ceux qui sont élevés sont nés dans les cages mêmes ou ramenés de l’Oranie.  Selon les connaisseurs,  ils sont inférieurs à ceux de l’est par leurs qualités naturelles. La cause de la disparition des chardons est évaluée différemment.  Certains avancent que la cause de leur disparition ou leur rareté dans la nature  est due à  la chasse intensive de ce bel oiseau.  D’autres trouvent  que c’est la capture avec les filets qui en est la cause principale. Les éleveurs de Skikda disent en tant  qu’amateurs de chasse d’oiseaux,  ils n’utilisent jamais les filets. Ils accusent ces  gens qui viennent d’ailleurs, principalement d’Annaba et sa région.

J’ai décidé d’aller à la rencontre de ces amateurs d’élevage d’oiseaux pour insérer un billet sur mon blog.  D’abord,  ils m’ont pris  pour un journaliste.  Puis en me voyant poser une seule question ils se sont montrés coopératifs. En effet ma question était : « pourquoi ne pas s’organiser et constituer  une association  pour faire des propositions à l’APC de Skikda ?  Comme par exemple demander la construction d’un marché couvert,  spécial vente d’oiseaux ? »

 En ce moment, ce marché est toujours ambulant, demain la maison de la culture ouvrira ses portes et ils devraient trouver une autre place pour leur commerce juteux.  

Mon avis est que l’oiseau est né pour être libre, mais si certaines espèces se sont bien accommodées à l’homme et bien ça devient de l’art et de la passion. Ce qui est blâmable, c’est la maltraitance.

 

 Mouats Hafid. Le 23 05 2014.

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Le souk des oiseaux à Skikda .Par Mouats Hafid.

Des édifices transformés en grands pigeonniers

le 18.10.15

Les pigeons sont partout. Ils font désormais partie du paysage urbain de la ville de Skikda. Là où vous allez, au centre-ville ou même dans les cités périphériques, les pigeons sont là et en nombre impressionnant.

L’hôtel de ville lui-même, ce symbole de l’antique Rusicade, n’a pas échappé à cette déferlante. Les pigeons s’y sont installés et côtoient, sans soucis, les citoyens qui y vont pour retirer un extrait de naissance ou d’autres documents de l’état civil.

Dans l’enceinte de ce joyau architectural qu’on n’arrive toujours pas à classer, les pigeons y vont et viennent au grand dam des agents communaux qui essayent de les chasser. D’autres volatiles nichent dans le balcon de cette enceinte et il arrive même que les fameux tableaux de l’hôtel de ville leur servent de perchoir ! C’est dire que le mal a fini par gangréner le cœur même de la ville.

D’autres édifices à valeurs historique vivent la même situation. Que ce soit à la gare ferroviaire, la plus belle d’Afrique dit-on, au théâtre, au tribunal, au palais Dar Meriem ou à l’Artisanat, la situation n’est guère plus luisante. Ces édifices vivent tous les mêmes atteintes et sont devenus, par la force des choses de grands pigeonniers.

Approché pour donner son point de vue sur cette situation, Kamel Tabbouche, P/APC de Skikda dira : «Le constat est désolant, il est vrai. Nous avons tenté à notre niveau de limiter au moins les nuisances de ces volatiles. On a obstrué les petites ouvertures qui permettaient à ces pigeons de pénétrer dans l’édifice de l’hôtel de ville.

On est allé jusqu’à à accrocher des CD sur les balcons. C’est pour vous dire qu’on s’inquiète vraiment de la situation, mais nous demeurons conscients que pour pallier définitivement à ce mal, il nous faudrait des moyens reconnus pour leur efficacité. Malheureusement, la réglementation ne nous permet pas d’acquérir ni d’importer ces moyens.

On a fait appel à des spécialistes pour nous conseiller et plusieurs élus ont même proposé de payer ces moyens de leurs poches s’il le faudrait.»

Ce pullulement s’est installé crescendo dans la ville au courant de ces dernières années. Réapparus, soudainement, au début des années 1990, les pigeons allaient, depuis, se multiplier en trouvant à Skikda et les gites et la nourriture. Aujourd’hui, leur présence ‘massive’ commence à inquiéter aussi bien du point de vue hygiénique et sanitaire que celui relatif à l’équilibre écologique d’une cité où l’environnement et le cadre de vie sont déjà assez détériorés.

Les moineaux ne chantent plus

«Si vous empruntez les Arcades de Skikda, il vous faudra toujours faire attention pour ne pas servir de ‘réceptacle’ aux fientes (excréments) des pigeons», ironisent les Skikdis. Loin d’être une blague, c’est plutôt une triste réalité. Il suffit juste de regarder le sol des Arcades pour remarquer l’entassement de fientes.

Les conséquences négatives de cet envahissement sont palpables à travers toute la ville. En voici un autre exemple des plus révélateurs : Rencontrés près du tribunal, de vieux Skikdis qui viennent s’y reposer à l’ombre de quelques ficus, rapportent tous ce témoignage : «il y a quelques années seulement, chaque soir, ces arbres étaient envahis par les moineaux, et chaque soir, les lieux s’emplissaient de leurs chants mélodieux. C’était magnifique.

Un véritable récital. Aujourd’hui, ces oiseaux ne chantent plus. Ils ont quitté ces arbres pour laisser la place aux pigeons et à leurs excréments».

Cette invasion n’est pas si fortuite qu’elle semble l’être. Elle a été encouragée par la disponibilité impressionnante de nourriture. Limitée, dans le passé, au niveau des dock-silo situés au port, la nourriture s’est vite propagée au centre-ville où des miettes de pain jonchent de grandes surfaces dans quelques places-publiques.

Même au niveau des cités de la zone basse de la ville, des ménagères, croyant bien faire, ont encouragé la nidification de ces volatiles auxquels elles offrent chaque jour une nourriture en abondance.

Cette réalité n’est en somme qu’une conséquence de l’absence de toute sensibilisation. L’imaginaire populaire continuera de croire que nourrir les pigeons est une bonne action tant que le problème n’est pas soulevé et expliqué par des associations. L’autre fait marquant et étonnant surtout qui prévaut à Skikda c’est l’absence de tout prédateur, etrangement, les goélands ne semblent pas s’intéresser à ces oiseaux.

Quant aux chats et aux rats, connus pour être de fervent ennemis des pigeons, ils ne s’y intéressent même pas puisque ces deux animaux disposent, eux aussi, d’une nourriture en abondance dans les déchets ménagers entassés à longueur de journée sur les trottoirs.

Les pigeons, tout comme les rats, mangent tous à leur faim dans la ville de Skikda. Pourquoi s’entretueraient-ils ? serions-nous tentés de dire.

Les maladies liées aux excréments des pigeons

Ces excréments contiennent des bactéries et des champignons pouvant être très néfastes pour l’homme.

Ces pathologies, d’origine virale ou parasitaire peuvent se transmettre à l’homme de plusieurs façons, dont ;
• Le contact direct (bouche et mains) engendrant plusieurs infections comme des douleurs abdominales, des gastro-entérites aiguës, la diarrhée et fièvre.
• Par inhalation des poussières des fientes séchées occasionnant des troubles des voies respiratoires et pouvant avoir comme conséquences finales la grippe, la pneumonie ou tout simplement l’asthme.

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« Nous avons commandé des équipements de lutte »

le 18.10.15

M. Tabbouche, président de l’association Bariq 21 pour le développement des énergies renouvelables a estimé, lors d’un échange, que les problèmes suscités par les pigeons doivent être soulevés tant qu’il est encore temps. «Il est vrai qu’aucune action de sensibilisation des habitants n’a été faite à ce jour. Néanmoins, nous avons débattu de ce problème au niveau de notre association bien auparavant. Nous nous sommes même entendus pour apporter notre contribution en tant que société civile. Pour ce faire, on a entrepris des contacts avec des spécialistes et nous leurs avons commandé un équipement de lutte contre ces volatiles. Il est vrai que les moyens de lutte diffèrent mais nous avons opté pour l’équipement le plus écologique, à savoir des appareils à Ultra-son. Nous avons convenu de doter dans un premier temps toutes les bâtisses publiques sensibles en attendant de généraliser l’opération plus tard. Nous attendons juste de réceptionner ces équipement pour les placer et limiter les nuisances causées à ces bâtiments.»

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