Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog écologique de Mouats Hafid.

Le blog écologique de Mouats Hafid.

Mon blog sera consacré à la défense de l'environnement, à l'interpellation de notre société (Algérie) pour la sensibilisation de l'homme à la fragilité de la nature. Même en solo via ce blog, je milite pour la protection de la nature. "Il y a une légende amérindienne qui raconte comment un colibri, ce tout petit oiseau, lors d’un feu de forêt, faisait des allers-retours à la source d’eau pour éteindre l’incendie. Tous les autres animaux de la forêt, atterrés, la regardaient brûler et observaient le colibri s’affairer. Puis le tatou moqueur lui dit : « Tu perds ton temps, ce n’est pas avec ces quelques gouttes que tu vas arrêter le feu, colibri ! ». Le petit oiseau lui répond : « Je le sais, mais je fais ma part. »." Et bien moi M Mouats Hafid originaire de Skikda/Algérie, je fais ma part. Bonne visite à mon blog.

Mutation d’une société. Par Mouats Hafid.

ecolomafid —

Analyse d'une image qui paraissait banale, pourtant elle nous parle.

Mutation d’une société:


Voici une photo de ma cité,quelque part en Algérie. Cette image là on la trouve partout, elle parait banale, mais en regardant minutieusement elle exprime une certaine mutation de notre société. On voit suspendu sur les murs: 

la parabole,

le climatiseur,

les barreaux de fer,

les locaux fermés,

une voiture et un peu de flore.

Chaque objet sur la photo est un phénomène de société.

La parabole :

Elle symbolise l’ouverture vers le reste du monde. Jadis dans les années 60 il n’ y avait pas de télévisions dans les foyers, notre lien avec le monde c’était avec la radio, on a connu l’hégémonie du cinéma, des salles de cinéma bourrées de monde où on regardait même les actualités et les petits documentaires d’avant le film, puis la bande annonce du prochain film qui serait projeté.

La coupe du monde 1970 nous l’avions visionné en noir et blanc avec des grains sur le minus écran, chez le rare vendeur du matériel électroménager du coin, sur le trottoir, dans la rue. Puis la station régionale de Constantine commençait à émettre pour quelques petites heures seulement les films de charlots, les sketchs chorba de Mohamed Touri. Les cafés commençaient alors à s’équiper de poste de télévision. Nous attendions la nuit pour aller dans cette salle bandait de monde où les gens parlaient à hautes voix, sous le bruit du jeu de dominos et de jeux de carte, ils fumaient aussi, au point où la salle était dans le trouble, bref, une atmosphère lugubre mais… nous étions heureux d’être là, à attendre le commencement du film ou feuilleton. Avant ça,il fallait patienter car les informations clamaient par les Boukaâbeche, Brahim Belbahri, Bendjedou et consorts étaient des marathons. Après avoir payé le café (entre 4 et 6 centime, seta dourou) même si on ne le boit pas, on s’attable et on attend, mais on était toujours heureux… même si les parents nous grondaient car le lendemain c’est la reprise des cours à l’école. Puis, un jour, enfin la télé rentre aux foyers au début des années 70, elle commence à être à la portée des moyennes bourses. Sinon, les autres se regroupaient chez les voisins, chez la famille ou les amis. Se n’est pas toujours évident de voir quotidiennement débarquer tout ce monde dans une seule pièce, alors vexés, les gens font des économies et achetaient enfin ce joyau. A la fin des années 70 arrivait la Tv Couleur, nous découvrons enfin la vie colorait dans cette boite magique. Eh ! La coupe du monde enfin en couleurs, les jeux méditerranéens étaient en noir et blanc, le festival panafricain nous l’avons vu des années après, les combats de Mohamed Ali avec Foreman, la conférence des pays non alignés d’Alger et un tas d’évènement majeurs qu’on avait pas raté, même en noir et blanc.

Que dire de la télévision en2014 ? En ce moment c’est le rush sur les démo BeIN Sport qatari, nous sommes à l’ère du footmania : le Barça, le réal, le Bayern, manchester …Nous somme aussi tributaires des gadgets électroniques : Smart phones,tablettes, internet, la photo numérique, le livre numérique… Mon Dieu … comme le monde est petit et facile à joindre, une petite caméra web et je communique avec le bout du monde, un clique et je visionne le monde via google satellite,on est loin de ma légendaire télévision Pathé Marconi en noir et blanc. J’ai eu e privilège d’avoir vécu et vire ces deux mutations.

Le climatiseur :

C’est devenu indispensable avec le réchauffement de la planète, on ne supporte plus la canicule ou le thermomètre grimpe de plus en plus. Le hic, ces appareils sont bruyant, encombrants,moches sur les façades et causent aussi des chutes de tensions électriques. Les gens économisent, s’endettent et achètent aussi cet outil, qui malheureusement est souvent mal utilisé, on est dans l’époque des excès.

Les barreaux de fer :

Jadis dans les années 70 quand la « niya » était là, où les portes des maisons étaient ouvertes toute la journée, aux voisins aussi,où les voleurs ne s’aventuraient pas à s’introduire, où la confiance régnait.Puis arrivait les années 80, années du début de la crise multidimensionnelle,les balcons et les fenêtres allaient être d’abords obturaient par des grillages, puis carrément avec des barreaux de fers. Avec l’insécurité durant les années noires c’est aussi les portes d’entrées de se blinder. Et depuis,rien n’a changé, on élève maintenant des murs en béton, hauts comme des remparts de fortification.

Les locaux fermés :

Trop de commerce tue le commerce.Pour chaque bâtiment construit on prévoit des locaux à usage commercial,malheureusement il n y a pas de places pour tous. C’est ainsi qu’on voit des locaux fermés au rez- de - chaussée. Ils peuvent servir à autres choses, en ce moment se sont des espace figés, en attendant d’être vendu sans avoir servi généralement.

Les voitures :

Il faut admettre que de nos jours, sans voiture on est coincé. C’est la « horma », la fierté d’une réussite sociale et avant tout une utilité. Le parc auto est saturé, les villes sont essaimées par les voitures avec toutes couleurs est toutes gammes.Elle est aussi synonyme d’une ostentation, dit moi qu’elle voiture tu possèdes et j’évalue ton rang social. Elles sont partout, faute de garages, elles sont surveillées par les bambins qui nous réclament un peu de sous pour faire la surveillance (…). Parfois on a la surprise de voir nos pneus dégonflés, ou un accessoire arraché,donc on cède pour ces gardiens imposés, par la force de leurs gourdins.

La flore :

C’est la seule chose apparemment sur cette photo qui vient de nous, on a planté ces arbres, elles sont encore là et c’est toujours du positif, en attendant de voir mieux

Ainsi vont les mutations sociologiques, économiques et technologiques. Où… nous, nous sommes que des consommateurs, un grand bazar, un peuple qui mange presque se qu’il ne peut produire, consomme du Made in… , généralement les rébus des pays industrialisés.

Mouats Hafid, juste le temps d’un regard.

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article