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Le blog écologique de Mouats Hafid.

Le blog écologique de Mouats Hafid.

Mon blog sera consacré à la défense de l'environnement, à l'interpellation de notre société (Algérie) pour la sensibilisation de l'homme à la fragilité de la nature. Même en solo via ce blog, je milite pour la protection de la nature. "Il y a une légende amérindienne qui raconte comment un colibri, ce tout petit oiseau, lors d’un feu de forêt, faisait des allers-retours à la source d’eau pour éteindre l’incendie. Tous les autres animaux de la forêt, atterrés, la regardaient brûler et observaient le colibri s’affairer. Puis le tatou moqueur lui dit : « Tu perds ton temps, ce n’est pas avec ces quelques gouttes que tu vas arrêter le feu, colibri ! ». Le petit oiseau lui répond : « Je le sais, mais je fais ma part. »." Et bien moi M Mouats Hafid originaire de Skikda/Algérie, je fais ma part. Bonne visite à mon blog.

L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.

ecolomafid —

L'angoisse des murs. Par Mouats Hafid.

Quand je suis en voiture, à vélo ou en footing dans la périphérie de ma ville Skikda, je vois des choses qui me désolent: * Ces photos ont été prises le 05/09/2013.

Ce jour-là, à mon retour d’un footing j'ai pris un raccourci pour rentrer chez moi, mon Dieu ! je vois un énorme MUR, comme celui de la rive du Jourdain en Palestine, ou celui de Berlin, un mur en béton massif, large de 40 cm, je disais alors, mais « pour garder quoi ? », « il y a quoi à l'intérieur? » Du gaspillage, du ridicule et de l’inutile. Du béton, encore du béton coûteux, très coûteux, voilà où va entre autres l'argent du contribuable, pardon... du (sale) pétrole.

Je vois aussi le petit stade de ma cité lui aussi muré, d'ici peu il serait bétonné. ( la photo est ancienne, aujourdhui ce stade est squatté). On commence à démolir pour fortifier et surveiller quoi ? .Je vois un dernier carré d’un verger qui disparaîtra d'ici très peu. Qu'il est moche ce pipe de pétrole sur une voie ferrée que j’ai croisé, une agression caractérisée contre la nature.

Au de la muraille, je vois des engins d'une société public en ferraille et qui ne servent à rien, stock qui n'est ni à vendre, ni à réparer, d’ailleurs, on ne répare pas, on achète du neuf, la manne pétrolière est toujours là malgré la chute des prix.

Je vois jusqu’à mon épuisement, à la place des orangers et des vignes l’arrogant béton.

Je vois le dernier fermier encore dans ce site, muré, encloîtré, on le pousse à quitter cette parcelle, il fait de la résistance aux barons de l’exportation camelot. Dans quelque temps ses petits oliviers seraient déracinés pour laisser place au béton et à l’arrogance des pseudos investisseurs, On élève d'abord des murs pour délimiter les terrains, on barricade, on coupe les raccourcis qui mènent vers les habitations puis on s'installe sur les terres fertiles qui ne serviront plus à produire fruits et légumes. Encore des murs, rien que des murs et aussi l'arrachage CRIMINEL des arbres parfois plus que centenaires.

C’est l’apocalypse. Le plus dur : c’est l’indifférence des hommes qui sont devenus comme ce chardonneret en cage qui m'a fait pitié, car son espèce a aussi disparu de la faune de Skikda.

Hafid Mouats, l'écolo solitaire, le 10 juin 2016.

* Ces photos ont été prises le 05/09/2013.

L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.
L’angoisse des murs. Par Mouats Hafid.

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