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Le blog écologique de Mouats Hafid.

Le blog écologique de Mouats Hafid.

Mon blog sera consacré à la défense de l'environnement, à l'interpellation de notre société (Algérie) pour la sensibilisation de l'homme à la fragilité de la nature. Même en solo via ce blog, je milite pour la protection de la nature. "Il y a une légende amérindienne qui raconte comment un colibri, ce tout petit oiseau, lors d’un feu de forêt, faisait des allers-retours à la source d’eau pour éteindre l’incendie. Tous les autres animaux de la forêt, atterrés, la regardaient brûler et observaient le colibri s’affairer. Puis le tatou moqueur lui dit : « Tu perds ton temps, ce n’est pas avec ces quelques gouttes que tu vas arrêter le feu, colibri ! ». Le petit oiseau lui répond : « Je le sais, mais je fais ma part. »." Et bien moi M Mouats Hafid originaire de Skikda/Algérie, je fais ma part. Bonne visite à mon blog.

Pollution du sous-sol.

ecolomafid —

Irrigation des champs avec des eaux usées non traitées. Par Mouats Hafid.

Des pastèques géantes de 3O kg dans notre pays, du jamais vue. Il y a doute, ces pastèques étaient dopées au mazout dit-on. (Le mazout ou gasoil est un carburant hydrocarbure pour véhicules lourds et légers). Il parait que le mazout donne de la rougeur à la pastèque, aussi aux carottes et à la tomate. Pour obtenir des fruits et légumes d’apparence alléchante, certains agriculteurs inconscients ou malveillants utilisent aussi un produit qu’on nomme « Potasse », qu’ils injectent par seringue directement sur des pastèques ou tomates hors saison et avant leur maturité. Selon des études, ces produits sont cancérigène et toxique, donc causes de graves dégâts de santé public.

Il est connus que depuis un moment déjà, les champs sont irrigués ou arrosées avec des eaux usées des rivières. Ces cours d’eaux drainent les eaux du sanitaire , des toilettes, lavabos et douches, hammams, rejet des eaux usées des usines, des stations de lavage, des hôpitaux et annexes de santé et de là où se trouve l’être humain et l’élevage d’animaux. Rares les régions et les villes qui ont des installations de traitement des eaux réutilisable pour l’agriculture ou autres utilités.

J’adis, à l’époque coloniale, les chams étaient irrigués par des puits, ces derniers ont continué à être exploiter des années durant après l’indépendance, puis subitement ils ont cessé de fournir de l’eau, faute d’entretien, de vétusté et de dragage ou de contamination des nappes phréatiques . En effet, l’entretien d’un puits coûte cher aux agriculteurs, alors la solution est trouvée, pomper des rivières qui sont en abondance partout.

La loi est claire, elle interdit l’utilisation des eaux usées pour irrigation sauf dans des contritions bien définies.

  • « La loi n°05-12 du 04 Août 2005, relative à l’eau, a institué la concession de l’utilisation des eaux usées épurées à des fins d’irrigation (JO n°60-année 2005)
  • Le décret n°07-149 du 20 mai 2007 fixe les modalités de concession de l’utilisation des eaux usées épurées à des fins d’irrigation ainsi que le cahier des charges-type y afférent.
  • Les arrêtés interministériels du 02 janvier 2012 qui prennent en application les dispositions de l’article 2 du décret exécutif n°07-149, publiés en Janvier 2012 par le ministère des ressources en eau. (JO n°41) Ces arrêtés fixent :

° Lire le journal officiel relatif à ce problème : http://www.joradp.dz/FTP/jo-francais/2007/F2007035.pdf

Aujourd’hui au mois de juillet 2015, malgré les pénalités et la saisie du matériel de pompage par la gendarmerie et la police des eaux, rien n’a pu arrêter les contrevenants. Nous continuons à acheter fruits et légumes et sans chercher à comprendre d’où viennent ces produits agricole. En plus du problème de l’eau polluée, ajouter l’utilisation abusive des pesticides et des nitrates comme engrais pour améliorer la production et qui ont aussi des incidences graves sur notre santé.

Comment arrêter ça et dissuader les agriculteurs pour ne pas irriguer avec des eaux polluées ? La loi existe, comment l’appliquer à la lettre ? Est-ce possible avec des milliers de rivières aussi éloignées les unes des autres ? La responsabilité incombe à toutes les composantes de la société, le citoyen qui doit s’impliquer pour éradiquer ce phénomène et l’état en appliquant la loi avec sa rigueur, par la dissuasion et par la force s’il le fallait. Sinon nous serons tous malades et des morts potentiels avant l’heure, par ce qu’on mange et ce qu’on respire.

Mouats Hafid, le 8 juillet 2015.

Pollution du sous-sol.
Pollution du sous-sol.
Pollution du sous-sol.
Pollution du sous-sol.
Pollution du sous-sol.
Pollution du sous-sol.
Pollution du sous-sol.

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A Azzaba, (Skikda) on meurt lentement mais sûrement du mercure.

le 08.05.2015

Dix ans ont passé depuis sa fermeture. Mais le site du complexe de mercure Ben Smaïl de Azzaba (wilaya de Skikda), n’a toujours pas été dépollué. Les médecins font le lien entre les maladies chroniques relevées sur le site et la présence de mercure dans l’environnement.

Abderrahmane Zrazhi fait régulièrement des pauses. Parler le fatigue. Dans sa main, il garde son inhalateur et sa ventoline, au cas où. Cet ancien fonctionnaire de l’usine de transformation de mercure, à Ben Smaïl, la soixantaine, vit dans la cité des Frères Souici, appelée ici Zaweya. Au pied de la décharge où s’entassent les déchets — estimés à plus d’un million de tonnes — de l’ancien complexe fermé en 2005. El Watan, dans une enquête publiée en 2012, mentionnait un rapport officiel du ministère de l’Environnement qui relevait «plus de 60% de la composante de ces déchets sous forme de particules fines», ce qui accentue leur propagation.

Nous sommes à 40 km de Skikda et à 7 km d’Azzaba. Bouzra, un village entre l’usine de transformation et la mine d’extraction de pierres de mercure, attend depuis toutes ces années que le site soit décontaminé. «On vit ici depuis notre enfance, avec nos familles et nos animaux. La majorité des personnes qui habitent autour de l’usine sont malades, mais on n’a pas le choix, nous n’avons pas où aller», nous confie un vieux qui passait près de l’oued qui serpente à côté de la clôture de l’usine.

Abderrahmane montre les certificats médicaux établis par le médecin chef du service médecine de travail au CHU Ibn Sina, à Annaba : on apprendra qu’il est atteint «d’une aggravation des séquelles d’une intoxication chronique au mercure». «Dans notre cité, il y a des gens qui meurent chaque année à cause des maladies liées à l’intoxication au mercure, affirme-t-il. Certains, précisément 14 personnes, sont devenues stériles. Et, selon leurs médecins, c’est aussi à cause du mercure».

Gaz

Pour le professeur Abdelmalek Nazal, le lien entre la présence de mercure et les maladies développées dans le périmètre de l’usine ne fait aucun doute. Même si aucune étude épidémiologique n’est là pour corroborer les fait. «Les patients que j’examine depuis plus de vingt ans sont exposés à de fortes doses de mercure. Or, on sait que les travailleurs exposés au mercure ont une espérance de vie plus courte que la majorité de la population.

Car le mercure est un agent toxique qui atteint le système nerveux». Aujourd’hui, seuls sept agents de sécurité travaillent dans l’usine. Jour et nuit, ils doivent sécuriser les infrastructures et le matériel de l’usine. Et ils ne cachent pas leur crainte pour leur santé. «Nous sommes exposés à un grand risque, nous en sommes conscients, mais que voulez-qu’on y fasse ? Nous devons travailler pour nourrir nos familles.» Un des agents raconte encore : «Quand il fait chaud pendant l’été, on sent une odeur similaire à celle du gaz, surtout quand on s’approche de cette énorme décharge où les restes des pierres sont jetés, on aperçoit même très bien une vapeur au-dessus des restes», s’inquiète-t-il.

Cadeau

Après la fermeture de l’usine, d’anciens salariés ont créé une association afin de revendiquer leurs droits, notamment la prise en charge médicale, des cures prescrites, des pensions «pour pouvoir vivre comme tout le monde». A la tête de cette association, une ancienne fonctionnaire, Zakia Sahraoui, témoigne : «Nous avons décidé de nous regrouper dans une association après plusieurs tentatives de prise en charge de notre problème par les autorités, car la majorité des anciens salariés de cette usine sont malades.»

Abderrahmane Zrazhi raconte encore : «Quand l’usine a été fermée, l’administration nous a donné une somme d’argent présentée comme une forme de cadeau, car nous avons accepté d’arrêter de travailler. Mais trois ans après, nous avons appris que nous n’étions même pas assurés ! Finalement, nous sommes assurés que pendant 3 ans nous n’obtiendrons pas de pension, alors que dans les textes du décret de 1997 la loi nous garantit ce droit. Or, les médicaments coûtent cher ! J’en ai pour environ 6000 DA/mois. Alors, c’est l’association des amis du malade de Skikda qui nous donne les médicaments gratuitement.

Et quand le traitement n’est pas disponible auprès de cette association, j’attends que quelqu’un me l’achète, car je n’ai pas de pension.» Un certificat médical établi par le service médecine de travail au CHU Ibn Sina à Annaba précise pourtant qu’Abderrahmane souffre «d’une aggravation des séquelles d’une intoxication chronique au mercure indemnisable au titre du tableau n°2 des maladies professionnelles». «Malgré ça, le médecin chef auprès de la CNAS de Skikda a catégoriquement refusé de donner un avis favorable pour les patients afin qu’ils bénéficient d’une pension, s’étonne le patient, alors même que d’autres personnes qui travaillaient dans l’administration, loin des fours et des dangers majeurs ont bénéficié de pensions.»

Amiante

Les anecdotes racontées par les anciens employés du complexe font pourtant frémir. «Je me souviens que les salariés de l’usine, notamment ceux qui alimentaient les fours, manipulaient de l’amiante sans précaution. Quand le four était troué, ils utilisaient cette matière pour boucher les trous, et pour faire ça, ils mélangeaient avec les mains de l’amiante et de l’eau dans des tonneaux», assure un ancien ingénieur qui a préféré garder l’anonymat.

«Les masques de protection qu’on utilisait quand l’usine était en marche étaient équipés de cartouches changeables après 15 jours d’utilisation. Au départ, la consigne était respectée, mais une fois que l’on a changé de fournisseur on a dû se contenter de cartouches qui ne tenaient que 48 heures. C’était inscrit sur le guide qui se trouvait dans la boîte des cartouches. Nos responsables ne voulaient rien savoir, ils nous ont obligés à les garder pendant 15 jours», poursuit-il.

Ecole

Trois entreprises européennes spécialisées, une française, une espagnole et une italienne ont effectué des visites du site pour le dépolluer. «Mais depuis, personne n’est revenu», relèvent les habitants des deux villages. Les autorités locales refusent de communiquer sur le sujet, et le ministère de l’Environnement insiste sans donner plus de détails pour dire que «le problème est pris en charge».

A Bouzra et Zaweya, rien ne va. Dans les familles où les anciens employés souffrent de maladies chroniques, de complications respiratoires et autres troubles liés au mercure, ce sont les enfants qui subviennent aux besoins du foyer et pour cela ils arrêtent l’école parfois très jeunes.

Bouzid Ichalalalene, el watan du 8 5 2015.

Qu’est-ce que le mercure ?

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé le mercure et ses composés parmi les dix groupes de produits chimiques extrêmement préoccupants pour la santé publique. Le mercure est un élément présent dans la nature, on le retrouve dans l’air, l’eau et les sols. Il existe sous plusieurs formes et ses effets toxiques sont variables.

Il est particulièrement toxique pour les femmes enceintes, les nourrissons et les enfants. Selon l’OMS, les rejets de mercure dans l’environnement résultent pour une grande part des activités humaines. La combustion du charbon pour la production d’électricité et le chauffage constitue de loin la première source d’émission de mercure.

Le charbon contient du mercure qui est libéré lorsqu’il brûle. Près de la moitié des émissions de mercure dans l’atmosphère proviennent des centrales électriques et des chaudières industrielles au charbon et de l’utilisation domestique de ce minerai pour le chauffage et la cuisine.

Parmi les autres sources importantes d’émissions de mercure, les processus industriels, les incinérateurs de déchets et l’extraction minière du mercure, de l’or et d’autres métaux.

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Gaz schiste et bouillonnement des populations du sud Algérien. Mouats Hafid.

Désormais, il faut compter avec les gens du sud. L’image qu'on a de cette grande partie de l’Algérie, longtemps spectatrice, calme et sage, ne serait plus dans nos esprits, Les Sahraouis algériens savent enfin dire : « non ! ».

Le débat sur le gaz schiste a déjà été amorcé voila un bon moment sur les réseaux sociaux et la presse indépendante (...). La tendance était vers le refus de cautionner cette nouvelle option : " L’extraction du gaz de la roche à coup de surpression hydraulique, c’est à dire casser la roche avec de l‘eau des profondeurs du sous- sol pour remonter le gaz ». Conséquences selon les protestataires : « risque de contamination de la nappe albienne⃰ de notre grand Sahara ». Telle est le principal argument légitime mais émanant de simples gens qui s’érigent en experts.

Comme d’habitude, l’état ne réagit toujours que tardivement quand les choses se gâtent. Il aurait du au préalable instaurer un vrai débat, où des experts algériens auraient été dépêché dans tout le sud algérien pour expliquer le choix de cette option et surtout dialoguer et convaincre, si la raison l’emporte ?

Cette contestation est de bonne augure, cela fait partie de l’apprentissage de la démocratie avec tous ses outils : le droit à la grève, à la liberté d’opinions etc . Sauf que … « attention au dérapage ». Parmi les manifestants, il y a toujours des illuminés, des récupérateurs, des manipulateurs qui poussent à l’extrême pour des buts bien affichés.

Enfin de compte… et si cette opportunité du gaz Schiste aurait des retombées bénéfiques ? Comme l’essor économique, sociale et émancipation de tout le sud. Voila où se situe peut être le vrai enjeu. Pour cela, les gens du sud doivent bien négocier ce virage dangereux pour être les premiers à bénéficier de cette nouvelle manne, qui malheureusement … enfonce de plus en plus notre pays dans la dépendance de notre économie sur les hydrocarbures. Si au moins cette manne fait démarrer la production agricole et industrielle.

⃰ La Nappe de l'Albienne se trouve en grande partie dans le Sahara d'Algérie, elle est la plus grande réserve d'eau douce au Monde. Elle contient plus de 50 000 milliards m3 d'eau douce, l'équivalent de 50 000 fois le barrage de Beni-Haroune qui se trouve à l'est du pays et qui alimente 6 wilayas limitrophes.

Mouts Hafid, le 13 01 2015.

Pollution du sous-sol.
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